FESTIVAL DE CANNES Part 2

Comme promis je reviens sur les films que j’ai eu la chance de voir au Festival de Cannes. En 2 jours c’est 5 films.

 

Capharnaüm de Nadine Labaki

L’histoire : À l’intérieur d’un tribunal, Zain, un garçon de 12 ans est présenté devant le juge. Le juge: « Pourquoi attaquez-vous vos parents en justice ? ». Zain : « Pour m’avoir donné la vie. »

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Le Capharnaüm en question est le bidonville où le petit Zain, héros du film vit. On suit son aventure pour trouver à manger, où dormir, être à l’abri, bref survivre ! Le film est clairement fait pour te tirer les larmes (un poil trop ?), mais ça marche et il est si fort qu’on ne peut pas rester insensible. Le genre de film qui te fait réfléchir. C’est sans surprise qu’il a remporté le Prix du Jury. Et juste pour le petit Zain, si bouleversant, c’est mérité.

 

Mandy de Panos Cosmatos 

L’histoire : Le bûcheron Red Miller (Nicolas Cage) file un amour cosmique avec sa petite amie Mandy Bloom (Andrea Riseborough), dans leur grande maison isolée en pleines montagnes. Jusqu’à ce qu’une secte d’évangélistes dégénérés brûle la jeune femme, déclenchant la riposte vengeresse de son compagnon endeuillé.

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Le thriller se compose de deux parties. Une première partie lente (trèèèès lente) qui nous introduit les personnages et une seconde très… Nicolas Cage. Jouissif à souhait ce film de vengeance gore et gothique nous prouve (encore une fois !) que Nicolas Cage est un grand acteur sous coté. Et là où certains pourraient penser qu’il en rajoute (voire joue mal) les vrais fans de l’acteur profitent d’un film où l’on peut enfin redécouvrir toute la folie de son jeu. C’est clairement le maitre du genre. Et ce rôle était écrit pour lui. Mandy est un alien. Film totalement barré, où il faudra patienter 50 minutes avant de vraiment s’éclater devant le film.

 

Leto de Kirill Serebrennikov

L’histoire: Leningrad, un été dans les premières années 80 : la scène rock est en plein ébullition. Viktor Tsoï un jeune musicien nourri comme tant d’autres aux sons de Led Zeppelin et David Bowie cherche à se faire un nom. La rencontre avec son idole Mike et son épouse, Natacha, va changer le cours de soin destin.


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Levé 6h30 du mat’ pour découvrir un long métrage en noir et blanc et en russe. Il fallait s’accrocher. Et pourtant Leto est un petit bonheur matinal, une tempête de personnages, une claque punk/rock. Mon premier coup de cœur. Un grand bol d’air frais. Malgré quelques longueurs certaines scènes frôlent la perfection. Le film remporte sans surprise le prix de la meilleure BO, et quand on (re)voit la scène du train, bah on se dit que le film mérite tous les prix.

 

 

BlaKkKlansman de Spike Lee

L’histoire (vraie) de Ron Stallworth, le premier agent de police afro américain de Colorado Springs, qui  a réussit à infiltrer le Ku Klux Klan dans les années 70.


BlacKkKlansman

Film en compétition pour la palme d’or c’est mon petit bijou du Festival (même si je n’ai vu que peu de films). Producteur : Jordan Peele. Réalisateur : Spike Lee. Acteurs : Adam Driver,  John David Washington (oui c’est bien le fils de Denzel Washington)… Comment ce film ne peut pas être une réussite ? Drôle et incisif (à chaque petit pique sur Trump la salle riait et applaudissait). Et la fin le coup de massue. Le festival avait besoin d’un film politique qui dit tout haut ce que le monde entier pense tout bas.

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L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

L’histoire est celle d’un jeune réalisateur à la mode parti tourner en Espagne un spot de pub. Entre la recherche des sponsors et ses acteurs misérables, le projet semble mal avancé. Un soir, il tombe sur une copie pirate de son premier film, L’Homme qui tua Don Quichotte. Tout à coup, le passé se rappelle à lui. L’art aussi, qu’il a sacrifié, vendu au diable et à l’argent… Quittant son tournage, il part sur les traces de son film et découvre petit à petit comment sa fiction a modifié le réel.

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Tout vient à point à qui sait attendre. Après plus de vingt ans de galère (difficultés financières, intempéries, changement d’acteurs, attaque en justice, maladies etc….) – Le documentaire « Lost in Mancha » de 2003 nous embarque d’ailleurs dans les coulisses de ce film inachevé –  Terry Gilliam arrive sur la Croisette bien vivant et présente son nouveau film maudit en clôture du Festival.  Le risque quand l’attente est longue, est que l’attente est grande et forcément nous sommes un peu déçus : un sentiment de… « Tout ça pour ça ? » Gilliam nous embarque dans une folle aventure très ubuesque. Même si tous les thèmes sont là : la folie, le rêve, la création, l’art, la liberté etc… On sent que ce film manque de souffle et reste une grosse salade de tout ce que Gilliam aime et c’est dommage. Finalement la seule chose qui compte est que l’on puisse enfin voir ce film, laissons-nous juste entrainer dans la folie Gilliam, ça reste cool !

2018-05-23 16_17_42-_L'homme qui tua Don Quichotte_ _ l'histoire folle du film maudit qui a presque

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